On me reproche souvent de ne pas donner de nouvelles. Avec ce blog, les news du jc, c'est quand vous voulez, quand vous pouvez .... et quand il veut aussi !!! Pourquoi " Le couz " ? C'est le surnom original donné par mon ... cousin !
Voici un copier-coller du commentaire de Hervé laissé sur le précédant article et relatant son premier Sedan-Charleville.
salut
me revoilà. Enfin réveillé depuis dimanche 19h !!!! lol.
pour une première effectivement ce fut bien arrosé, c'est le moins que l'on puisse dire, mais comme je disais avant le départ, la pluie du matin n'arrête pas le pélerin et de toute façon j'étais blindé côté météo avec mes sorties de cyclo-cross par tous les temps !.
voulant relever le défi l'an dernier, à l'occasion de mes quatre décennies, de courir Sedan-Charleville, j'avais jeté l'éponge au tout début de la préparation en août à cause d'un genou droit plein d'eau. La participation à la corrida de Noël sur terrain effectivement glissant avait été une petite consolation.....
mais cette année, je me devais de prendre ma revanche en demandant à mon coach-suiveur d'un jour des conseils avant les vacances d'été pour aborder le rendez-vous sereinement. On surveille la bouffe, la récup, et on ne fait pas n'importe quoi à n'importe quel moment. Sans rentrer dans une vie écclésiastique (sic) il y a eu du changement dans l'air. La plus évidente pour moi est naturellement la perte de poids, descendu de 69,5 kg le matin de la corrida à 64 kg ce 1er dimanche d'octobre 2008. Encore un kg et je suis au même niveau qu'en juillet 1993 pour notre mariage et le costume va retomber pile poil !!!!!.
Travail de longue haleine donc mais qui a payé car j'ai terminé un peu dans le gaz à la fin mais avec le chrono de 2h15 frôlé de tout près. Parti en suivant le ballon des 2h15 qui traçait à 5 minutes et même moins au km au début, j'ai continué sur la lancée car pas de mauvaises jambes et bon souffle au rendez-vous.
Avec JC dans le sillage pour distiller conseils anodins mais importants (tes bras ! arrête de causer à tous ceux que tu connais, cours au milieu le long de la ligne blanche, abrite toi un max, rince ta bouche et recrache avant de boire la 1ère gorgée, essaie de suivre la petite là-bas qui a une belle allure; ndlr p....il a eu le temps de mater les petits c....!!!), je ne me suis pas rendu compte des éléments qui se déchaînaient dans la première heure et conservais le cap des 5' au km pendant près de douze bornes.
La course a été à deux facettes pour moi. Il y a eu avant Flize et après Flize. Dans Dom-le-Mesnil j'ai retiré mon coupe-vent et vu que le sang occupait une belle place au niveau de la poitrine en dépit de la crème du coach étalée le matin sur les tétons. Juste après à Flize j'ai pris le 1er de mes 2 petits ravitos solides. Deux sucres et surtout un morceau de pain d'épice pas vraiment le bien venu dans ma bouche saliveuse !. Là enfin un arrêt forcé avant la sortie pour satisfaire un petit besoin naturel (zut la petite bouteille conseillée sur la ligne de départ au cas où avait été jetée bien avant le coup de starter).
La vessie vidée c'est reparti mais sans retrouver la bonne foulée précédente puis inconsciemment on se rapproche de l'heure et demie dépassée une seule fois pendant la préparation et le mental prend le dessus sur les jambes. Doutes ou craintes ?. L'allure n'est plus la même malgré l'absence de douleurs ou crampes, et le souffle me paraît toujours bon....
Convaincu par mon suiveur avisé que ce n'est pas insurmontable, je fais quand même cinq autres arrêts peut-être pas trop nécessaires allant d'une trentaine de secondes à qq minutes du côté de la clinique Lhoste en pleine descente ("je croyais que tu n'allais pas repartir").
Déconnecté dans la tête, je marche à l'hotel de ville de Mézières et avant le pont des deux villes sans réelle explication. Mon suiveur me lâche là et me laisse face à moi-même et mes responsabilités.
"Alex t'attend à l'entrée du stade". Je le savais cela mais encore ne fallait il pas arriver en vrac. Je m'économise dans le cours Briand ou encore lucide j'interpelle le beauf de garde à son cabinet de radios. Après je guette les éventuels encouragements (j'ai raté belle maman en haut du boulevard de Béthune !) et retrouve JC à l'angle de l'avenue Jaurès (je dois vraiment être collé pour qu'il ait le temps de faire cela en vélo !!!), puis rien en vue avant l'entrée du stade où là j'ai le temps de "poser" pour les photos des supporters (sic).
le tour de piste dans la gadoue sera laborieux et heurté mais la fin se rapproche. J'ai le temps de voir le chrono sur une auto afficher 2h15'07 quand je passe et je m'arrête et me rend compte que je passe en marchant sur le tapis enregistrant les puces; ma montre à 2h14'54" et le temps de l'organisation 2h15'18".
"ça y est, je l'ai fait". Je vais mettre près d'un quart d'heure à émerger car cette fois les sensations sont bizarres, au point de verser dans mon coin des larmes avant de ressortir des stands ravitos pour retrouver les miens qui m'ont soutenu avant, pendant et après, et ainsi permis de repousser mes limites pour transformer cet essai en réelle satisfaction personnelle.
on fera mieux l'année prochaine avec maintenant l'expérience de la première fois emmagasinée !!!!